
Thèmes: HOMMES ET FEMMES CELEBRES EN HAUTE-LOIRE
Date création: 12/11/2009
Il naît à Vorey sur Arzon, dans le département de la Haute-Loire, le 6 juin 1898.
Il devance l'appel en 1917, est blessé, est fait prisonnier, s'évade, et est décoré de la Croix de Guerre.
Avec deux diplômes d'ingénieur, il devient officier de la Marine marchande, mais la quitte pur se faire interner à l'hôpital psychiatrique de sainte Marie au Puy d'où il s'évadera.
Plus tard, il va passer quelques mois aux U.S.A, où il exerce divers métiers et dont il revient pour ouvrir un commerce de, puis maire de sa commune natale en 1929, poste dont il est suspendu par le Préfet à cause de son anticonformisme et de démêlés avec un Juge dont il aimait se moquer.
Le franc-parler de Philibert Besson et son caractère irascible lui créent de nombreuses inimitiés. Il s'élève contre les « vautours » de l'industrie électrique et des chemins de fer et contre les spoliations dont sont victimes les paysans qui vendent leur blé aux industriels de la meunerie.
Il crée avec Joseph Archer 150 dépôts où l'on vend les «pains Philibert Besson » 29 sous au lieu de 39.
Quelques temps auparavant, il a arraché des poteaux électriques dans une commune de Haute-Loire.
Il organise à Saint-Etiennele 3 mars 1935 un inoubliable meeting où, debout sur une horloge, il harangue 20 000 personnes qui le porteront ensuite en triomphe dans tout le centre-ville. Partout il dénonce, les alliances cachées entre les partis, et celles de ces derniers avec le monde financier et les entreprises.
Besson s'est fait le propagandiste, programme qui prévoit entre autres la création des « États Fédérés d'Europe »
et la suppression des barrières douanières et qui se termine par cette phrase : La France, ainsi, ayant résolu tous ces problèmes nationaux, ayant un idéal international, pourra être véritablement la reine de la paix.
Mobilisé en 1939 pour la guerre qu'il annonçait depuis des années, Philibert Besson est arrêté pour avoir tenu publiquement des propos défaitistes (« Nos armées ne peuvent vaincre. Elles sont quasiment trahies. ») dans un café alors qu'il portait l'uniforme. Il est enfermé à la prison de Rion où il meurt le17 mars 1941, dénutri et tuberculeux, à la suite de véritables séances de tabassage organisées par ses gardiens.
Auteur: Rédaction Clicvelay
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